De plus en plus populaire, le cannabidiol, appelé CBD, est devenu un sujet d'actualité au coeur de nombreux débats, principalement à cause de la classification du cannabis comme drogue.

Les propriétés, indications et éventuels modes d'utilisation qui suivent sont tirés de livres et articles traitant du CBD et sont donnés à titre informatif. Ils ne sauraient constituer une information médicale, ni engager notre responsabilité. Pour tout usage, il est vivement conseillé de bien se renseigner sur le mode d’administration et, dans un but thérapeutique, de consulter un médecin.

Bénéficiant d'une excellente réputation, il est classé comme complément alimentaire dans une douzaine de pays, notamment aux Etats-Unis.

En France, le CBD est encore peu connu et la confusion persiste entre CBD/THC/cannabis, associés à l’image récréative et aux effets psychotropes. Or, les effets secondaires des molécules diffèrent radicalement.

Au total, la plante de Cannabis peut contenir jusqu’à 85 phytocannabinoïdes aux profils très différents dont le tetrahydrocannabinol (THC), responsable d’effets psychotropes, et le cannabidiol (CBD), sans effet psychoactif, plébiscité pour ses nombreuses applications thérapeutiques.

Certaines espèces de cannabis, comme la marijuana, contiennent des niveaux significatifs de tétrahydrocannabinol (THC). D'autres, généralement appelées "chanvre", sont pauvres en THC et riches en cannabidiol (CBD).

- Reportage ARTE : Cannabis sur ordonnance (2017)


- Reportage Envoyé Spécial : L'autre visage du cannabis (28/02/2019)


Histoire du CBD

La molécule de CBD a été découverte et isolée pour la première fois en 1940 par le Nobel britannique Alexander Todd et l’Américain Roger Adams.

En 1964, le Dr. Raphael Mechoulam et son collègue Yuval Shvo révèlent la structure moléculaire du THC (delta-9-tétrahydrocannabinol) et du CBD (cannabidiol), deux des nombreux cannabinoïdes présents dans la plante de cannabis, ouvrant la voie pour son usage médical.

En 1970, des chercheurs découvrent pour la première fois que le CBD agit comme un anxiolytique, réduisant, et même bloquant, les convulsions provoquées par l’épilepsie.

Au milieu des années 70, d’autres essais cliniques démontrent que l’administration du CBD calme les nausées et les vomissements provoqués par la chimiothérapie. À cette époque, on découvre également les effets sédatifs du composé chimique, ainsi que sa capacité à améliorer le sommeil de patients souffrant d’insomnie.

En 1982 apparaît la première preuve scientifique mettant en évidence les effets antipsychotiques du CBD. Les expériences montrent que ce composé inhibe des symptômes tels que la perception altérée, la dépersonnalisation.

Dans les années 1990, les scientifiques isolent un ensemble de récepteurs cellulaires spécifiques et de molécules chimiques répartis dans tout le cerveau et le corps humain. Appelé système endocannabinoïde, il hérite du nom cannabis et du préfixe "endo" pour signifier la production par le corps.

Les recherches sur le CBD

Cette sensation de bien-être euphorique que l’on peut ressentir par exemple en faisant du jogging est possible grâce aux endocannabinoïdes. Le système endocannabinoïde aide également à modérer ses émotions, consolider sa mémoire, coordonner ses mouvements…

La version naturelle du THC dans le cerveau est appelée "Anandamide", du mot sanskrit ananda, qui signifie "bonheur éternel" ou "joie suprême". Une molécule de type CBD, le 2-AG (2-arachidonoylglycérol), est également détectée dans le lait maternel.

En 1999, un groupe de chercheurs des Instituts Nationaux de la Santé Mentale américains révèle que le CBD est un puissant antioxydant cellulaire, alors que d’autres travaux postérieurs indiquent que cet effet lui confère, en plus, des propriétés en tant que neuro-protecteur. Le cannabidiol serait donc utile pour réduire la dégénérescence des neurones.

Dans les années 2000, bon nombre d’autres recherches sur le potentiel thérapeutique du CBD sont réalisées, centrées principalement sur deux axes : son effet sur les cellules du système immunitaire et son pouvoir anti-inflammatoire et calmant. Ces essais suggèrent, d’une part, que le cannabidiol freine l’avancée de l’arthrite rhumatoïde et est capable de réguler la présence de certaines molécules impliquées dans le développement de tumeurs, grâce à son action immunosuppresseur et anti-inflammatoire. D’autre part, elles démontrent l’efficacité du CBD pour soulager les douleurs chroniques d’origine neurologique.

A ce jour, la littérature scientifique abonde d’études répertoriant les propriétés pharmacologiques du CBD et les effets physiologiques liés à sa consommation. Plus de 250 publications par an sont dédiées au CBD. Ces études indiquent que le CBD pourrait traiter des maladies telles que l’épilepsie, l’anxiété, la schizophrénie, les maladies cardio-vasculaires et certains cancers.

Réglementation du CBD

La culture du chanvre industriel n’est autorisée qu’à condition d'utiliser des graines controlées (variété et fournisseur) et la commercialisation du CBD est autorisée à condition que la plante dont est issu le produit contienne moins de 0.2 % de THC (teneur auparavant attribuée au produit fini, transposée à la plante par une clarification de la réglementation en France en juin 2018).

En 2015, le cannabidiol était à l'ordre du jour d'une réunion de l'ANSM pour son usage en vapotage dans les cigarettes electroniques.

En 2016, l’Association européenne du chanvre industriel demande une réglementation raisonnable du CBD dans l’alimentaire, la cosmétique, la médecine naturelle à base de plantes et comme médicament :

"Le CBD a un large éventail d’effets physiologiques bénéfiques et un profil favorable en termes de sécurité du consommateur. De nombreuses études scientifiques prouvent le potentiel thérapeutique de CBD pour un grand nombre de maladies et de symptômes comme les troubles anxieux (comme le syndrome de stress post-traumatique), l’obésité, l’épilepsie, la dystonie, le diabète, le cancer, la neuro-dermatite et la maladie d’Alzheimer. Ses propriétés antibactériennes peuvent être utilisées pour prévenir l’infection et contrôler l’inflammation puisque le CDB est efficace contre les staphylocoques, les streptocoques et même contre le SARM cliniquement pertinent (Staphylococcus aureus résistant à la méticilline).

Les effets pharmacologiques du CDB à des doses plus faibles sont des propriétés de maintien de la santé (effets physiologiques). Ceux-ci incluent des effets antioxydants, neuroprotecteurs et anti-inflammatoires. Par exemple, le CBD est un antioxydant neuroprotecteur plus puissant que l’ascorbate (Vitamine C) ou le tocophérol (Vitamine E). En tant qu’ingrédient cosmétique, le CBD peut être utilisé pour diminuer le sébum/sébocytes."

En novembre 2017, l’OMS s’est réunie pour examiner préalablement le CBD en tant que substance psychotrope potentielle, en mettant le CBD sous le risque d’un classement similaire à celui du THC. A la suite de ces évaluations, les représentants de l’OMS ont fait parvenir à la Commission des Stupéfiants des Nations Unies (CND) leur résultats, indiquant qu'"à ce jour, il n’y a aucune preuve d’utilisation récréative du CBD ou de problèmes de santé publique liés à l’utilisation de CBD pur". En fait, les preuves suggèrent que le CBD réduit les effets psychotropes du THC.

Le CBD est un composant actif majeur du cannabis thérapeutique parmi d'autres ingrédients. Alors que plus d’une dizaine de pays européens ont déjà autorisé le cannabis à des fins médicales dont l’Allemagne, l’Italie, le Luxembourg ou encore la Grande-Bretagne, la Ministre de la Santé en France, Agnès Buzyn, a ouvert la porte au cannabis thérapeutique le 24 mai 2018, sur France Inter :
"La France a pris du retard au sujet des recherches sur le cannabis médical. Il n’y a aucune raison d’exclure le cannabis pour traiter ces douleurs. Ça pourrait arriver en France." "Je pense que nous avons du retard. Je ne peux pas vous dire à quelle vitesse nous allons le développer mais en tous les cas, j’ouvre le débat avec les institutions responsables de ce développement. Il n’y a aucune raison d’exclure, sous prétexte que c’est du cannabis, une molécule qui peut être intéressante pour le traitement de certaines douleurs très invalidantes. J’ai demandé aux différentes institutions qui évaluent les médicaments de me faire remonter l’état des connaissances sur le sujet."
... puis l'a refermée via une publication de la MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives). Ainsi la teneur inférieure de 2% de THC est attribuée à la plante et non plus au produit fini, dans lequel toute présence est désormais interdite.

Ce que l'on sait des effets du CBD

Dans l'ensemble, le CBD interagit avec le système endocannabinoïde du corps . La responsabilité de ce système central est de maintenir l'homéostasie du corps pour un large éventail de systèmes, y compris le sommeil, l'humeur, l'anxiété, la douleur, l'appétit et la réponse immunitaire. Chaque jour, notre environnement extérieur influence nos systèmes, les faisant fluctuer. Le système endocannabinoïde travaille constamment pour les maintenir en équilibre. Le CBD et d'autres cannabinoïdes soutiennent les efforts de ce système endocannabinoïde naturel.

Le CBD est totalement non psychoactif, ce qui signifie que, contrairement au THC, il ne nuit pas à :

- la sensibilité sensorielle

- la perception

- la conscience

- le temps de réaction

- le comportement

Le CBD possède des propriétés sédatives, apaisantes et décontractantes et pourrait agir positivement sur les états de stress, d’insomnie et d’anxiété. Surtout, son action anxiolytique permettrait de réduire l’état de nervosité lié aux symptômes de manque d’une addiction ou une dépendance. Cette application permettrait au CBD de devenir un outil innovant dans la lutte contre les dépendances et notamment dans le sevrage tabagique/nicotinique, d’autant plus que son profil toxicologique est quasi-nul (Viudez‐Martínez A. et al. 2017, Iffland K. & Grotenhermen F. 2017, Hurd Y. L. et al. 2015, Bergamashi et al. 2011, Bossong M. G et al. 2008, Rose J.E. and Behm F.M. 1994).

Les effets secondaires 

Une étude portant sur les effets secondaires du CBD a révélé que le CBD n'avait aucun effet physiologique négatif sur les éléments suivants :

- tension artérielle

- rythme cardiaque

- température corporelle

- niveaux de glucose

- niveaux de pH

- échange d'oxygène et de dioxyde de carbone entre les poumons et la circulation sanguine

- volume de globules rouges

- niveaux de potassium et de sodium

- temps nécessaire à la nourriture pour quitter l'estomac et voyager dans les intestins

- action de vomissement

Dans une synthèse comparative des effets secondaires du CBD réactualisée en 2017, il apparait que les seuls effets indésirables liés à la consommation de CBD soient l’apparition d’une sensation de fatigue, ainsi qu’une irritation subjective des voies respiratoires. Ces résultats ont été observés après l’administration chronique d’une quantité importante de CBD et peuvent être le résultat d’interactions médicamenteuses entre le CBD et des médicaments des patients.

Dans chaque cas, il est bien assimilé et éliminé par l’organisme sans présenter de toxicité avérée vis-à-vis d’un organe particulier. Cela révèle que le CBD pourrait posséder un risque toxicologique extrêmement réduit.

Ces conclusions de Bergamashi ont été partagées par plusieurs autres équipes.

Le CBD, outil de lutte contre les addictions

Si de nombreux chercheurs reconnaissent le fort potentiel du CBD, certains points sensibles demeurent comme la différenciation des usages mais aussi les modes et quantité d’administration de la molécule. Dans ce contexte, il apparait que l’inhalation avec l'outil du e-liquide CBD est une voie d’administration préférentielle (Solowij N. et al. 2014 ; Varlet V. et al. 2016). Aussi, la cigarette electronique (vaporisateur personnel) qui est un dispositif efficace d’administration de principe actif, serait un moyen de contrôler sa consommation dans le cadre d’un usage alternatif (Varlet V. et al. 2016). De plus, les propriétés anxiolytiques de cannabidiol pourraient lui permettre de devenir un outil innovant de lutte contre les addictions. Réducteur de stress, il permettrait de soulager les symptômes de manque liés aux dépendances tabagique et nicotinique.Une récente étude réalisée par l’équipe de chercheurs du Pr Hidoncha de l'Unité Psychopharmacologique et Addictions de l’Université de Londres, publiée le 1er mai 2018 dans le journal Addiction de Pubmed, montre que le CBD peut être un nouveau traitement prometteur pour le sevrage tabagique en modifiant l’attraction et l’envie éprouvées pour le tabac.Selon les résultats obtenus, le CBD, comparé au placebo, aurait eu pour effet de diminuer la pression artérielle des participants assujettis et de réduire fortement leur attrait à la nicotine, même après une abstinence :"Une dose orale unique de 800 mg de cannabidiol (CBD) a réduit l’attrait et la réponse aux signaux de cigarette, par rapport au placebo, après une abstinence de cigarette durant la nuit chez les fumeurs dépendants. Le CBD n’a pas influencé l’envie de fumer ni le sevrage du tabac, et n’a pas provoqué d’effet secondaire."

Choix, dosage, utilisation

Le 29 janvier 2018, le RESPADD, qui fédère plus de 600 établissements de santé engagés dans la prévention et la prise en charges des pratiques addictives, s'est concerté avec les professionnels sur la vaporisation du CBD et pour émettre quelques recommandations quant à l'aspect réglementaire, les caractéristiques, les conditions de vente du e-liquide au CBD.

CZen a choisi les e-liquides au CBD de la gamme Chill Drop, élaborés par son partenaire VDLV, de façon à garantir la sécurité du vapoteur. Les e-liquides Chill Drop sont élaborés à partir de CBD pur (cristaux) analysés et contrôlés par le LFEL, garantissant ainsi l’absence ou l’état de traces de molécules contaminantes, notamment le THC. Plus que les saveurs gustatives recherchées, VDLV a réalisé une sélection drastique des arômes au regard de la composition des molécules aromatiques et son association avec le CBD.Les e-liquides au CBD ne sont pas des médicaments. Ils peuvent avoir des effets variables mais ne soignent pas.Comme de nombreuses substances légales et sûres, le CBD peut interagir avec un traitement médical en cours. Nous vous conseillons donc de rester vigilants face aux "conseils médicaux" délivrés par des tiers et d'utiliser le CBD avec l'accord et la participation du corps médical.La dose quotidienne maximale de CBD pour adultes est de 200 mg. Les dosages supérieurs à 200 mg correspondent à un traitement suivi par un médecin.

Bien qu'il n'y ait aucun effet indésirable connu du CBD et qu'il soit bien toléré même à des doses élevées, il est recommandé de commencer par un faible dosage et d'augmenter graduellement votre consommation de CBD, jusqu'à composer celui qui convient le mieux à votre propre système endocannabinoïde.Le ressenti des effets du CBD est variable selon les personnes. Il convient d'identifier le produit, le matériel, la façon de consommer la mieux appropriée pour chacun. Pour percevoir un meilleur ressenti, maintenir les bouffées en poumon.

La composition des e-liquides au CBD ne doit en aucun cas être modifiée. Il est conseillé de suivre les recommandations du fabricant et d'agiter le flacon avant utilisation pour bien homogénéiser le contenu.

Les e-liquides au CBD doivent être conservés à l'abri de la lumière, à température stable, sous clé, hors de portée des enfants et des animaux.

Le CBD peut provoquer un effet de somnolence. Sa consommation est déconseillée si vous devez prendre la route ou exercer une fonction professionnelle.


En savoir plus : Comment s'y prendre pour vapoter du CBD

Sources :

Laboratoire Français du E-Liquide, spécialiste dans l’étude des produits du vapotage. Le LFEL s’est attaché à compiler et à analyser de nombreuses données, dont beaucoup ont été reprises ci-dessus, afin de comprendre l’utilité du CBD, d’évaluer son risque toxicologique mais aussi sa compatibilité avec les dispositifs de vaporisation.

www.cbd-france.fr

eiha.org

medicalhemp.com

news.medicalmarijuanainc.com

natureight.com

Tout savoir sur le e liquide au CBD

Tout savoir sur le booster CBD

Tout savoir sur l'huile de CBD