Démêler le vrai du faux

Depuis quelques jours, des articles sur internet affirment que "la cigarette électronique favoriserait les infections fongiques de la bouche".

Vous doutez ? Vous avez raison. Comme nous, vous ne croyez pas que la Terre est plate. Gardons un esprit critique et les yeux bien ouverts.

L'étude réalisée en laboratoire par le Dr Mahmoud Rouabhia,  membre du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval, conclut que le taux de croissance des levures est deux fois plus élevé après le contact avec de la vapeur que celui des levures non exposées.

Surprise chez CZen, car en 7 années d'accompagnement des vapoteurs, si l'utilisation de la vaporette avait généré des cas d'affection de type mycosique (muguet, langue et joues qui deviennent rouges, s'assèchent puis se recouvrent d'un enduit blanchâtre, inflammation de la langue qui devient rouge et douloureuse, ou langue noire villeuse...), on l'aurait su. Or, nous n'avons eu aucun retour en ce sens.

Comment se développent les mycoses et infections dans la bouche ?

Normalement, par un de ces miracles dont la nature a le secret, levures et bactéries naturellement présents dans l'organisme humain s’auto-régulent. Chacunes, en symbiose, contrôlent la nourriture de l’autre : les bactéries produisent les acides organiques qui nourrissent les levures, qui produisent elles-mêmes les acides aminés et les peptides que mangent les bactéries. 

Toujours présentes dans les muqueuses de la bouche, elles peuvent devenir toxiques en cas de déséquilibre, lorsqu’elles deviennent trop abondantes. 

Alors certes, il existe un facteur qui pourrait causer ce déséquilibre et favoriser la survenue de ces infections : la sécheresse buccale. Pour l'éviter, on conseille toujours aux vapoteurs de bien s'hydrater.

D'autres facteurs sont indépendants du vapotage : inflammation, grossesse, prothèse dentaire, diabète, prise de médicaments, etc...

Par ailleurs,  Le Pr Molimard estime quant à lui que le propylène glycol contenu dans les e-liquides est efficace contre diverses bactéries et virus et pourrait permettre de traiter les infections.

Alors, s'agirait-il d'un développement normal favorisé par la chaleur et l'humidité ?  Non. Selon le site de Radio Canada, le chercheur aurait expliqué que le risque viendrait des AROMES des e-liquides.... parce qu'ils "contiennent aussi des sucres et les sucres peuvent aider les bactéries et les levures à se multiplier".

Pourtant, le glucose et les autres édulcorants ne sont pas des ingrédients courants dans les liquides. En effet, la norme volontaire AFNOR applicable aux e-liquides interdit l’utilisation de cinq sucres et de quatre édulcorants lors de la fabrication.

Il resterait à soupçonner le sucralose, cet édulcorant de synthèse 6 fois plus intense que le sucre, encore utilisé par les vapoteurs qui l'apprécient parce qu'il permet de relever les goûts. Déjà contre-indiqué pour les patients atteints de la maladie de Crohn, profitons-en pour rappeler que cet additif contient du chlore et qu'il sera certainement soumis à interdiction dans la révision de la norme AFNOR et futures normes CEN.

Nous ne sommes pas scientifiques, mais cette étude a quand même des airs de "fake news"...

En conclusion, rappelons :

  • qu'une autre étude indique que  la cigarette classique a un impact autrement plus important sur le développement des levures que la vapeur de cigarette électronique ;
  • que plus un e-liquide est chargé en arômes et plus les réactions chimiques à haute température sont potentiellement
    multipliées ;
  • qu'il est nécessaire de nettoyer/désinfecter régulièrement son embout buccal (drip tip).

Enfin, si le doute persiste, nous conseillons aux Zen vapoteurs de privilégier les e-liquides des fabricants qui disposent d’un personnel hautement qualifié en interne et qui respectent la fameuse norme Afnor, gage de sécurité. Nos partenaires, tels que VDLV, PHODE et d'autres, bénéficient d'une expertise reconnue dans l'analyse et la qualité de leurs produits.