La e-cigarette n'est pas un médicament de sevrage. Elle est une alternative plus saine à la cigarette de tabac classique. En raison d'une diminution des risques, tout en conservant un "rituel", des sensations, un certain plaisir. La vapoteuse peut ainsi permettre à bon nombre de personnes qui veulent arrêter de fumer d'y parvenir sans souffrir, et à celles qui le souhaitent de "fumer" autrement en évitant les substances cancérigènes et les produits de la combustion.

On ne sait pas ce qu'il y a dans l'E-cigarette et ses produits : Faux !

Les éléments qui composent la cigarette électronique sont connus : une batterie, une box électronique un atomiseur reconstructible et du e-liquides. Quand on active la batterie, la résistance de l'atomiseur chauffe et la base diluante du e-liquide se transforme à l'état gazeux sous l'effet de la chaleur. Les molécules se condensent alors très vite sous forme de très fines gouttelettes. L'effet visuel est le même que la fumée de tabac. Lorsque l'on vape et qu'on aspire, ce nuage se dissipe dans les voies respiratoires. Une partie retourne à l'état gazeux en délivrant la nicotine et arrive au cerveau quelques secondes plus tard.

La composition des e-liquides est très clair et contrôlées : eau pure, propylène glycol. (Étudié depuis 1947, présent dans de nombreux produits alimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques, à ne pas confondre avec l'éthylène glycol, produit antigel hautement toxique), glycérine végétale (dont les études n'ont montré aucun danger pour l'homme), arômes naturels ou synthétiques, alcool ou additifs alimentaires. Éventuellement de la nicotine à un dosage maximal en France de 20 mg/ml.

Depuis mai 2016, la directive européenne, dite TPD, oblige les fabricants et les importateurs à fournir, 6 mois avant la commercialisation de leurs produits, des informations clés aux autorités de tutelle des états membres de l’Union Européenne. Les substances classées cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction sont notamment interdites.

Depuis 2015, la plupart des professionnels de la vape français ont travaillé sur la sécurité de leurs produits à travers 3 normes AFNOR (cigarettes électroniques, e-liquides, émissions) qui protègent le consommateur.

La cigarette électronique est plus dangereuse que la cigarette : Faux !

Les études scientifiques défendent généralement la thèse opposée. Elles affirment que la vapoteuse est nettement moins dangereuse que la cigarette (95 % moins nocive selon le rapport du Public Health England). Dans la cigarette, le tabac brûle. C'est cette combustion qui produit la fumée. Cette cigarette contient et dégage, outre quelques 4000 produits toxiques et/ou cancérigènes, du monoxyde de carbone, des goudrons et des particules fines responsables des maladies cardiaques et pulmonaires. Avec la cigarette électronique, il n'y a ni tabac, ni combustion.

Il n'y a pas assez de recul pour savoir si la ecig est dangereuse à long terme : Vrai mais...

Certes, le recul n'est que d'une dizaine d'années.... Mais combien d'années faudra-t-il encore attendre pour trancher ? Une étude récente a démontré que les e-cigarettes ne délivrent pas plus de produits toxiques que les substituts nicotiniques (comme les patchs) et que les e-liquides et aérosols qu'elles produisent ne sont pas cancérigènes.

Selon le Pr Dautzenberg, le danger du tabac est mille fois plus grand que celui de la e-cigarette. La priorité est de comparer les risques de la cigarette électronique de la vape et non de chercher à établir sa totale innocuité.

On remplace une dépendance par une autre avec la cigarette électronique : Vrai mais…

Le problème principal est que la dépendance conduit à inhaler de façon très répétée les substances cancérigènes que contient le tabac. Or, la cigarette électronique n'en contient pas. Par ailleurs, il a été constaté que beaucoup arrêtent de vapoter au bout de 6 mois et ceux qui continuent diminuent progressivement les doses de nicotine.

On peut mourir avec une goutte de e-liquide sur la peau ou si on l'avale : Faux !

Les doses de nicotine communément estimées mortelles datent d'études anciennes qui n'ont jamais été validées et sont sous-évaluées selon les connaissances médicales actuelles. Il faudrait une dose de plus de de 500 mg pour risquer de tuer un être humain. Une goutte de e-liquide sur la peau ou avalée n'est donc pas mortelle. L'analyse des appels vers les centres antipoison est rassurante puisqu'ils n'ont fait état d'aucun décès ni de troubles graves liés aux e-liquides. Quelques personnes ont essayé de se suicider en buvant un ou plusieurs flacons de 10 ml de e-liquide nicotiné. Elles n'ont eu que des troubles digestifs sans gravité.

Vapoter est dangereux pour l'entourage : Faux !

80 % du tabagisme passif est généré par la fumée secondaire (celle qui n'a pas été inhalée mais qui est produite par la cigarette qui se consume). Elle contient plus d'éléments nuisibles que la fumée principale exhalée par le fumeur. Elle est la principale cause des risques liés au tabagisme passif. On ne les connaît pas précisément, mais les risques sont dans tous les cas infiniment moindres par rapport à ceux du tabagisme passif puisqu'il n'y a pas de vapeur secondaire.

La cigarette électronique n'émet aucune vapeur secondaire tant que le système n'est pas déclenché et aspiré par l'utilisateur. La vapeur exhalée se dissipe en quelques secondes et n'est pas toxique à court et moyen terme dans l'état actuel des connaissances. Des résidus de nicotine sont certes présents dans l'air ambiant, mais en quantité si limitée qu'ils ne présentent aucun risque pour l'entourage. Le même rapport dit que "même dans les conditions les plus extrêmes, on ne peut atteindre des niveaux réputés toxiques dans une pièce où est utilisée l'e-cigarette". Le principe d'interdiction de vapoter en entreprise et dans les lieux publics repose sur la gêne et l'exemplarité.

Le matériel de e-cigarette peut exploser et être dangereux : Vrai mais…

Comme toute batterie dans n'importe quel matériel. Le risque n'est pas nul, mais n'est pas plus important qu'avec un téléphone portable ou tout autre appareil électrique. Les quelques accidents signalés sont en général associés à une mauvaise utilisation du matériel (utilisation d'un chargeur inadapté, bricolage etc.…) la cigarette électronique n'échappe donc pas à cette règle.