Arte vient de diffuser un reportage qui souligne particulièrement la dangerosité de la cigarette électronique sur la santé.

Alors, qui et que croire ?

Le Professeur Riccardo Polosa de l’Université de Catane déclare que : "les vapoteurs devraient être plus préoccupés par l’air qu’ils respirent dans les villes polluées plutôt que de la vapeur de leurs e-cigarettes.". Son étude publiée en 2017 dans la prestigieuse revue Nature, à l’occasion de l’EcigSummit de Londres, démontre pour la première fois que “malgré les inquiétudes pour la santé, les vapoteurs au long cours, qui n’ont jamais fumé de leur vie, n’encourent aucun risque.”

"C’est la quantité d’un composé qui détermine son risque et sa toxicité."

Le Dr Farsalinos, chercheur au Centre de chirurgie cardiaque Onassis d’Athènes et à l’Université de Patras en Grèce, mène depuis 2011 de nombreuses études pour faire avancer la recherche scientifique sur l'ecigarette, et explique clairement en 2015 que, "bien que la présence de ces métaux soient réelle, leurs quantités très minimes ne peuvent entraîner d’effet sur le corps humain à court ou long terme".

Un utilisateur moyen serait exposé à des quantités 4 à 40 fois plus faibles pour la plupart des métaux que lors de la prise de la dose quotidienne maximale d'impuretés dans les médicaments. Il évoque ainsi le besoin de vapoter 100 ml de e-liquide par jour pour créer le moindre effet, soit 17000 respirations journalières (un vapoteur moyen atteint 600 bouffées par jour).

Les résultats d'une étude menée par le Conseil espagnol pour la recherche scientifique (CSIC) en 2015 a montré essentiellement que l'air intérieur et la respiration normale expirée contiennent plus de Composés Organiques Volatiles que l'aérosol d'e-cigarette : 17 et 25 COV dans les 2 e-cigarettes testées, 36 COV dans l'air intérieur et 42 dans l'air expiré normal (non-fumeur, non vapoteur). La fumée de cigarette du tabac contenait 86 COV, et l'air expiré après avoir fumé contenait également un grand nombre de COV.

Fait intéressant, des composés toxiques, absents dans l'aérosol de l'e-cigarette, ont été relevés dans l'haleine expirée. Par exemple, l'isoprène, répertorié comme un composé cancérigène en Californie Proposition 65 était présent seulement dans la respiration exhalée (même normale), non dans l'aérosol.

Concernant les émissions de métaux lourds et autres composés organiques volatiles, l'AFNOR a pris comme références dans sa norme les valeurs guides de la qualité de l'air intérieur (VGA) pour une exposition de 24 heures. Les résultats ont montré qu'en prenant 200 bouffées d'ecig en fonctionnement normal :

  • on n'inhale pas plus d'aldéhydes potentiellement toxiques que dans un local clos répondant aux normes de pollution de l'air intérieur des maisons ;
  • la e-cigarette émet moins de métaux qu'autorisé lors des prises quotidiennes de médicaments inhalés.

Effectivement, le système respiratoire n’est pas doté des enzymes et des voies métaboliques de détoxification présentes dans le système digestif. Les aldéhydes ne sont pas employés dans la fabrication d’arômes puisque non autorisés. Néanmoins, ils peuvent se former par réaction chimique. De ce fait, les arômes alimentaires prévus pour l’ingestion peuvent présenter une toxicité lors de l’inhalation.

Ainsi, chacun comprend que faire son liquide soi-même, ce n’est pas de la cuisine, c’est de la chimie. ll faut être averti et respecter les conseils du fabricant.

Les fabricants responsables proposent des produits pour le DIY avec une composition adaptée et des recommandations de dosage basées sur les analyses des émissions ou sur la composition de leurs arômes. À l’utilisateur de respecter ces préconisations.

Pour assurer la sécurité et l'information du consommateur, la plupart des fabricants de e-liquides se soumettent aujourd'hui aux normes AFNOR et leurs produits sont exempts de colorants ou d'ingrédients dangereux, ainsi que de diacétyle, formaldéhyde, acroléine et acétaldéhide au delà des concentrations inévitables d'impuretés.

Citons pour exemples nos partenaires fabricants de e-liquides français comme VDLV (premier fabricant français à avoir officiellement reçu la certification E-liquide délivrée par AFNOR Certification) ou Sense (filiale du groupe Phodé, qui a œuvré depuis plus de 20 ans pour le mieux-être des êtres vivants en étudiant de près l'impact des molécules olfactives sur l'écosystème cérébral), qui sont des acteurs fortement impliqués en recherche et développement et participent en tant qu'experts aux travaux de normalisation au sein de l'AFNOR (France), du CEN (Europe) et de l'ISO (International) pour garantir aux vapoteurs la qualité des produits de la vape.

Ils soumettent leurs produits à des contrôles rigoureux à travers plusieurs types d’analyses, notamment :

- la mesure des taux des métaux lourds afin d’assurer aux consommateurs que le produit vaporisé ne contient pas de doses dangereuses et toxiques de métaux.

- l'analyse de la vapeur issue de la vaporisation des e-liquides afin de s’assurer que les parties métalliques de la cigarette électronique ne relâchent pas des quantités importantes de métaux lors de leur chauffe.

Exemples d'études scientifiques menées par le laboratoire Sense :

  • Etude de l’influence de l’angle d’inclinaison de l’e-cigarette sur la consommation du e-liquide et sur l’émission des aldéhydes.
  • Etude de l’impact du rapport Monopropylène Glycol / Glycérine végétale (PG/VG) sur la consommation du e-liquide et la génération d’aldéhydes.
  • Etude de la constance des masses consommées et des émissions de nicotine selon les critères d’admissibilité de la cigarette électronique pour test.
  • Etude du suivi de la concentration en nicotine dans l'e-liquide avant et après un cycle normé de vapotage afin de vérifier l’homogénéité de la vaporisation du e-liquide.
  • Etude du suivi des émissions de nicotine afin de vérifier la linéarité des quantités émises en fonction du dosage initial de la nicotine dans les e-liquides.

Ainsi, ces laboratoires réalisent des analyses correspondant à un usage normal de la cigarette électronique dans des conditions réelles et sont capables de démontrer par des résultats scientifiques concrets que la vape est bien SAFE !

L’addiction à la nicotine : un mythe ?

Une faible dose de nicotine n'est pas le meilleur choix. C’est ce que montre une étude pilote, financée par Cancer Research UK et publiée dans la revue Addiction. Les comportements compensatoires ne sont pas neutres : les chercheurs ont détecté davantage de formaldéhyde dans les urines des personnes sous dosées en nicotine.

De nombreuses études scientifiques montrent que la nicotine aide à arrêter de fumer, mais s'avère inefficace dans le temps. Ses puissants effets addictifs ne se révèleraient qu'en l'associant à certains composés présents dans la fumée de tabac.

Karl Fagerström lui-même, initiateur du mythe de l'addiction à la nicotine a fini par reconnaître que son fameux "Test de dépendance à la nicotine", omniprésent dans toutes les consultations de tabacologie, devait être rebaptisé "Test de dépendance à la cigarette", tant il ne croyait plus que la nicotine était le seul facteur de la dépendance au tabac.

En 2012, le Pr Molimard, pionnier de la tabacologie en France, communiquait à la Haute Autorité de Santé ses connaissances scientifiques sur l’effet réel de la nicotine chez les fumeurs dans un document exceptionnel, fruit de 35 années de recherche. Il affirme aujourd'hui que la nicotine n'est qu'un stimulant, comme la caféine, et un placebo pour arrêter de fumer (article Mediapart).

Le Pr Bertrand Dautzenberg, président de Paris sans tabac, pneumologue à la Pitié-Salpêtrière et tabacologue, déclarait récemment : "quand vous vapotez, vous avez un taux de nicotine dans le sang comme si vous aviez un patch. Au bout de trois mois, 90% à 95% des vapoteurs n'ont presque plus besoin de nicotine. On sort de l'addiction à la nicotine et la plupart des vapoteurs s'arrêtent. Si l'on prend les données de l'eurobaromètre, on voit qu'il y a des millions d'ex-vapoteurs en France, des gens qui étaient fumeurs, qui ont vapoté et qui arrêtent de fumer et de vapoter."

En magasin, nous constatons également que beaucoup de vapoteurs commencent spontanément, au bout de quelques semaines, à diminuer leur consommation de nicotine de leur e-cigarette et parviennent progressivement à se libérer de la dépendance physique.

Les idées reçues sur la nicotine sont elles aussi en train de partir en fumée... n'en déplaise au Dr Tobias Rüther...