Inciter à la vente de la vape dans les hôpitaux ? C’est ce dont on parle actuellement en Angleterre.

Cette idée, en apparence un peu extravagante, est l'initiative de l'organisme officiel Public Heath England.

Encouragée par l’État, la vape se présente comme un outil efficace au Royaume-Uni.

On compte au total trois millions de vapoteurs britanniques selon le Public Heath England (PHE), qui estime la vape comme une authentique "aide au sevrage". Ces chiffres sont évoqués dans le rapport de 2015 remis à jour le 6 février 2018. Ce rapport indique également que 20 000 personnes pourraient quitter le tabac chaque année grâce au vapotage (95% moins nocif). Le PHE n’est toutefois pas tout à fait serein : il semblerait que trop de fumeurs soient encore convaincus que la cigarette électronique est aussi nuisible que le tabac, tandis que 40% des fumeurs ne l’ont pas testée... Cette perception apparaît comme souhaitée par bon nombre de gouvernements dans le monde entier, ce qui accable un peu les Anglais.

Les autorités sanitaires en sont arrivées à deux intentions : commencer par encourager la création de points de vente de cigarette électronique dans les hôpitaux, pour ensuite radier les zones fumeurs, en les remplaçant par des zones "vape friendly" ou des espaces de vapotage étendus. Les fumeurs britanniques seraient alors incités à vaper, mais bénéficieraient en contrepartie d’un espace plus vaste, tout en ayant la possibilité de se ravitailler grâce aux points de vente sur place. Les médecins et les autres membres du personnel soignant sont ainsi appelés à faire la promotion du vapotage auprès des patients fumeurs.

Il s’agit de promouvoir et non de prescrire le vapotage, qui n’a pas sa place dans les ordonnances médicales puisque la cigarette électronique n'est pas considérée comme un médicament et ne dispose d’aucun agrément.

C’est dans ces conditions, sous le regard stupéfait du monde, que l’Angleterre est en train de devenir le paradis des vapoteurs !